Notre Association a vu le jour en octobre 1992, sous l'impulsion de Thierry Dereux et de Raymond Mille, doyen. Avec déjà comme but avoué, la valorisation de la Collégiale Notre-Dame, de son site, des objets artistiques et religieux, vestiges dépendant de cette église. Tout cela étant possible grâce à l'étroite collaboration avec les municipalités successives et à la compétence de leurs services techniques que nous remercions vivement.
Président : Damien Top
Vice-présidente : Claudine Debussche
Trésorier :Denis Maes
Rapporteur de chantier : Etienne Schryve
Adresse : les amis de la collégiale 44 - Rue Bollaert 59670 CASSEL
Réunion du conseil d'administration le mercredi 16 Février à la mairie de Cassel 18 h
La Collégiale honorée par la SFA La Société Française d'Archéologie, créée en 1834, pour encourager au plan national l'étude et la publication des travaux scientifiques concernant les édifices anciens, organisera la 169e session du Congrès Archéologique de France à Lille et dans le département du Nord du 23 au 29 mai 2011. Cette manifestation regroupera spécialistes français et étrangers qui étudieront sur place une trentaine de monuments majeurs du département. Un ouvrage scientifique regroupant ces interventions sera publié ultérieurement. Le grand intérêt de la Collégiale de Cassel lui vaut d'être inscrite au programme du Congrès. La visite du monument se fera le dimanche 29 mai à 16h00 en présence de 200 à 250 congressistes.
D'ici quelques mois, les échafaudages vont quitter l'intérieur de l'église de Cassel, la collégiale Notre Dame de la Crypte, en chantier depuis 25 ans.
Différents chantiers se sont succédés depuis un quart de siècle pour offrir une nouvelle jeunesse à l'un des bâtiments remarquables de la cité perchée. Il faut dire que la collégiale est plus que millénaire et a connu au fil des siècles de nombreuses restaurations. Notre-Dame de la Crypte est mentionnée dans l'acte de fondation de la collégiale Saint-Pierre (aujourd'hui détruite), en 1072.
Des traces "antiques" apparaissent dans l'appareillage de briques en opus spicatum, à la base du pignon est.
Aux 12e et 13e siècles, le transept a été revu, selon le style et la pente ancienne de la toiture. 1429, incendie lors de la rébellion des Casselois contre Philippe le Bon, 9 août 1477, nouvelle rébellion et nouvel incendie (contre Louis XI, cette fois), 1566 et 14 juin 1583 : destruction et incendie par les gueux: les travaux de restructuration qui suivront dureront de1586 à 1607.
Au 18e, la réfection en ardoises de la couverture de l'église et la construction d'un porche couvert seront les principales interventions. Durant la Révolution, l'église devint écurie, prison, hôpital, Temple de la Raison, salle de réunion de la"société révolutionnaire et montagnarde".
Elle redevient lieu de culte et, en 1808, sa tour est réparée. Au 19e siècle, de nombreuses interventions sont relevées :"plafonnage" des voûtes (1827), pose de tirants de fer (1829), "plafonnement" de l'église (1834), reconstruction du choeur sud à la demande de l'archevêque de Cambrai, choqué par la dissymétrie (1845), construction de la sacristie (1846).
En 1847, l'église est dotée de la chapelle des fonts baptismaux et de celle du Saint Sépulcre (la chapelle de semaine sera,elle, construite en 1858).
Depuis 1849, l'église est "boisée", c'est-à-dire lambrissée.Avec l'Annonciation d'Alexis Bafcop (1850, restaurée en 2002),les vitraux de Lusson (1867 à 1875), la collégiale se pare et se répare (entre 1875 et 1895).
En 2005, Vincent Brunelle, architecte en chef des Monument Historiques, a relevé les grandes étapes de construction et de reconstructions de la collégiale : à l'état post-carolingien, le pignon est et les restes du bloc de façade ont été construits. A l'état roman, c'était au tour des restes sur les façades du transept. L'état gothique a offert les premières piles de la nef. Lors des reconstructions des 16e et 17e siècles, les façades, piles et arcs de la nef, et les charpentes anciennes ont été restaurées.
Enfin, les travaux successifs menés au 19e siècle ont abouti à une régularisation du gros oeuvre et à un décor intérieur complet avec vitrerie uniforme (à l'exception du transept).
Les réalisations successives ont une légitimité à cohabiter. Que les restaurateurs aient décidé de les cacher, les évoquer ou bien les montrer : elles témoignent de l'attachement des Casselois qui ont toujours été au chevet de leur collégiale.
Ici passage de l'hélico de la TV, pour les 4 jours de Dunkerque
Nous profitons de l'échafaudage des Ets Brouard pour repeindre le Calvaire, ceci après un bon lavage, une couche de lasure sur le bois, et peinture sur le Christ. Ce travail en 3 passages, séchage oblige....
SOURIS/PHOTO
Concernant la Chapelle des Jésuites, voici maintenant la plaque rectifiée...correction par une autre plaque fixée sur le mur, la brillance sera remplacée par la patine de l'hiver qui arrive. Ceci avec l'aide de notre marbrier Yves Naels. Maintenant elle est visible...